Le cholestérol, le jaune d’oeuf et le truand…

Dans cette page :

Cholestérol et maladies cardiovasculaires, consommer ou non des jaunes d'œufs, cholestérol alimentaire et récupération musculaire, effets des statines.

Préambule

Avant toute chose, il nous faut clarifier un point capital. C’est la question du cholestérol.

Même s’il est aujourd’hui de notoriété publique d’affirmer que le cholestérol est responsable des maladies cardiovasculaires, ce point est loin d’être clair au sein de la communauté scientifique. Un grand nombre de chercheurs, et pas des moindres, estiment que le rôle du cholestérol dans les troubles cardiovasculaires a été fortement exagéré ou même qu’il est quasi nul. Parmi eux se trouve en France le Dr Michel de Lorgeril, cardiologue, nutritionniste et chercheur au CNRS.

Le cholestérol est un lipide, fabriqué par le foie. Il joue un rôle de structure au niveau des membranes cellulaires et est un précurseur de nombreuses hormones, comme la testostérone.

Le rôle du cholestérol dans l’athérosclérose provient de modèles animaux (lapin à l’origine), dans lesquels une alimentation très riche en graisses et en cholestérol, qu’ils ne pourraient pas avoir dans la nature, aboutit à la dépose de graisses sur les parois artérielles. Ces dépôts sont observés lors d’autopsies presque uniquement sur l’aorte (c’est exactement l’inverse de ce qu’on observe chez l’homme) et sont directement proportionnels à la quantité de cholestérol ingéré (ce qui n’est pas non plus le cas chez l’homme – ces points ont tous été démontrés à plusieurs reprises et notamment par des autopsies).

Quant à l’infarctus du myocarde, voici son étiologie : il s’agit dans 99 % des cas de la formation d’un caillot de sang dans une artère coronaire, ce qui la bouche. Ce caillot se forme généralement au niveau d’une lésion d’athérosclérose qui est formée de deux parties : une partie appelée l’athérome et une autre partie appelée la sclérose. La première partie représente environ un tiers de la lésion ; il s’agit d’un tissu mou, constitué de lipides de manière sensiblement identique à notre plasma. Il y a donc du cholestérol dans cette partie, sur environ un tiers de l’athérome. La deuxième partie est une fibrose, sorte de tissu cicatriciel, qui n’a aucun rapport, de près ou de loin avec le cholestérol.

Le cholestérol représente donc au maximum un tiers du tiers de la lésion d’athérosclérose, soit au maximum : un dixième.

Cette petite explication vous permet sans doute de comprendre un peu mieux la controverse actuelle sur le cholestérol. Pour beaucoup, il reste innocent dans les maladies cardiovasculaires et son taux n’est que le reflet d’une mauvaise alimentation et/ou d’une mauvaise hygiène de vie. Ce serait en quelque sorte tout au plus un marqueur sur lequel il ne sert à rien d’agir avec un médicament puisqu’on ne touche pas à la cause du problème. En revanche, on sait qu’une modification de l’alimentation, par exemple avec le “régime méditerranéen”, diminue le risque de maladies cardiovasculaires de manière significative, et ceci n’est pas sujet à controverse.

Les œufs m’ont tué

Maintenant que la question du cholestérol a été légèrement mise en lumière, certains d’entre vous seront tentés de se demander : mais alors finalement, quelle crainte pourrait avoir du cholestérol contenu dans les œufs ?

Le cholestérol, le jaune d'oeuf et le truand…

En vérité, il n’y a aucune crainte à avoir, et cela, quelle que soit votre école de pensée vis-à-vis du cholestérol. En effet, l’apport alimentaire de cholestérol n’a aucun effet sur le taux de cholestérol sanguin, ou alors un effet infime. Plusieurs hypothèses existent pour expliquer ce phénomène ; la plus probable est que le foie régule sa production de cholestérol face à un apport extérieur important.

Et encore mieux : une étude a montré que dans le cadre d’un régime hypocalorique hypoglucidique, la prise de trois œufs entiers par jour permet d’augmenter le taux de cholestérol HDL (le “bon” cholestérol) dans un groupe d’hommes en surpoids.

D’autres études se sont attachées à regarder le lien direct entre consommation de jaunes d’œuf et mortalité. Les résultats varient mais toutes les études ont mis en évidence un risque accru à partir d’une consommation de deux œufs par jour, en particulier chez les diabétiques. Le risque semble nul chez les personnes en bonne santé pour un œuf par jour. Toutes ces études ont également un point commun : il s’agit d’œufs provenant d’élevages en batterie. Ces œufs sont pondus par des poules enfermées en bâtiments, qui n’ont jamais vu la lumière du jour et qui sont nourries en majorité avec du soja OGM. Rien à voir avec l’alimentation naturelle d’une poule. Les œufs ainsi produits ont un jaune d’œuf qui n’en a plus que le nom : il est pâle, presque blanc. On rajoute donc à l’alimentation des poules des pigments qui se retrouvent dans le jaune et qui lui donne ainsi une couleur presque naturelle aux yeux du consommateur.

Sur le plan nutritionnel, la caractéristique de ces œufs est leur profil en acides gras : ils sont riches en oméga-6 et pauvres en oméga-3. Ainsi, chaque œuf consommé contribue à déséquilibrer notre balance entre ces deux catégories de graisses, ce qui augmente un peu plus notre risque de maladies cardiovasculaires, de cancers, de troubles psychiatriques et de toute maladie inflammatoire (c’est-à-dire énormément de maladies). Par ailleurs cet excès d’oméga-6 contribue à aggraver l’inflammation présente dans le diabète et dont les marqueurs (Interleukine-6, CRP) ont été montrés comme prédicateurs directs de l’évolution de cette pathologie.

Cette hypothèse semble solide et serait à même d’expliquer l’augmentation du risque de mortalité observée dans certaines études. On pourra donc facilement éviter ce problème en consommant des œufs fermiers, biologiques ou enrichis en oméga-3, pour prévenir ces effets délétères.

Le cholestérol pour la poubelle ?

Mais, le cholestérol dans tout ça ? Quel est son rôle pour le culturiste ? Pourquoi s’acharne-t-on à consommer des jaunes d’œufs pour les uns, à les jeter pour les autres ?

Le lien entre cholestérol et muscle est apparu lorsque les chercheurs ont constaté qu’à la suite d’un entraînement de musculation, le taux de cholestérol sanguin chute dans les deux heures qui suivent et qu’il peut mettre jusqu’à trois jours pour revenir complètement à la normale. La perte de force qui suit l’exercice était en corrélation directe avec le taux de cholestérol, jusqu’au retour à la normale, et de manière encore plus fiable que les mesures des dommages aux fibres musculaires elles-mêmes. Cette découverte mettait en évidence un lien entre cholestérol et récupération musculaire à la suite d’un exercice ; un peu comme si la réparation des fibres musculaires utilisait du cholestérol !

Puis la question fut investiguée plus en détail : deux groupes furent examinés dans le but de déterminer si une supplémentation en cholestérol (sous la forme de jaunes d’œuf) avait un quelconque effet sur la force musculaire. Résultat : le groupe qui prenait plus de cholestérol avait des gains significatifs en force, des sensations de courbatures objectivement plus élevées à court terme puis plus faibles à long terme.

Depuis, les recherches se sont enchaînées et les résultats vont tous dans le même sens et même un peu plus loin : plus l’apport alimentaire en cholestérol est élevé, plus les gains de force et de masse musculaire maigre sont élevés. Plus le taux de cholestérol sanguin (produit par l’organisme) est élevé, plus les gains de force et de masse musculaire maigre sont élevés ! Ce dernier point est encore plus vrai lorsque c’est le taux de LDL (qui est censé être le “mauvais” cholestérol) qui est élevé et que le taux de HDL (qui est censé être le “bon” cholestérol) est bas ! Ceci peut se comprendre car le taux de LDL représente les lipoprotéines qui transportent le cholestérol du foie vers les cellules (ce qui comprend les muscles) et le HDL les lipoprotéines qui transportent le cholestérol depuis les cellules vers le foie.

Le cholestérol, le jaune d'oeuf et le truand…

Mais alors, quel impact peuvent avoir des médicaments comme les statines sur nos muscles ?

Ces médicaments forment une classe d’hypolipidémiants utilisés pour faire diminuer le taux de cholestérol dans le sang, ce qui permettrait de faire baisser le risque de maladies cardiovasculaires, si on s’en tient à la “théorie du cholestérol”.

Les statines sont bien connues pour avoir des effets secondaires au niveau musculaire. Principalement de la faiblesse, des douleurs, témoignant d’une fragilité du tissu musculaire. Rarement, on ira même jusqu’à une rhabdomyolyse, la destruction massive des muscles, qui libère dans le sang de la myoglobine. Lorsque celle-ci est très sévère, elle peut amener à l’insuffisance rénale et à la mort.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’effet délétère des statines sur le muscle peut s’inverser lors de la pratique d’un sport comme la musculation. En fait, cette fragilité du muscle augmente les dégâts aux fibres musculaires provoqués par l’entraînement. Ainsi, le muscle se reconstruit plus résistant, et donc plus fort. Comme pour le cholestérol, les gains de masse maigre sont plus élevés pour les utilisateurs de certaines statines ; mais au prix des effets secondaires. En effet, outre ceux cités, une forte suspicion plane sur ces médicaments car il semble que plus le taux de LDL est bas, plus le risque de cancers augmente, même si toutes les études ne sont pas claires sur ce point (les plus téméraires argueront qu’un marché qui a rapporté plus de 26 milliards de dollars en 2008 peut bien faire oublier quelques effets secondaires – comme ce fut le cas dans l’affaire du Vioxx).

Un peu plus loin…

Il ne reste maintenant qu’une question : qu’est-ce qui explique ses observations ?

Comment le cholestérol alimentaire peut-il amener autant de bénéfices ? Est-ce que le cholestérol alimentaire permet d’augmenter la synthèse de testostérone endogène ?

En fait, la réalité physiologique est bien différente de ce que certains se plaisent à répéter. Notre production de testostérone dérive bien du cholestérol mais celui-ci n’est pas le substrat limitant dans cette réaction chimique. De plus, cette production est contrôlée par l’hypophyse et l’hypothalamus, deux organes situés dans notre cerveau et qui régulent des fonctions hormonales, autonomes et comportementales. Manger plus de cholestérol n’a donc pas d’effet notable sur notre taux de testostérone.

Le cholestérol est un composant essentiel de nos membranes cellulaires. Il joue un rôle de plateforme dans l’assemblage de composants de signalement et augmente les phénomènes de transduction. Ce rôle du cholestérol est primordial pour l’expression de diverses voies métaboliques comme le récepteur à l’IGF-1, le récepteur aux androgènes, le facteur nucléaire Kappa-B, le facteur de nécrose tumorale ou encore l’interleukine-6, qui jouent toutes un rôle majeur dans la construction musculaire. L’hypothèse la plus probable est donc que le cholestérol, d’origine endogène ou alimentaire, augmente ces voies de signalement. Ainsi, le muscle est plus sensible au catabolisme provoqué par l’entraînement mais également plus sensible à l’anabolisme engendré par celui-ci.
Les statines quant à elles, même si elles diminuent le taux de cholestérol, permettent d’augmenter les dégâts infligés aux fibres musculaires, ce qui les rend ensuite plus résistantes.

Références

  • 1. Landé KE, Sperry WM. Human atherosclerosis in relation to the cholesterol content of the blood serum. Arch Pathol1936; 22:301–12.
  • 2. Mathur KS, Patney NL, Kumar V, Sharma RD. Serum cholesterol and atherosclerosis in man. Circulation1961; 23:847–52.
  • 3. Paterson JC, Dyer L, Armstrong EC. Serum cholesterol levels in human atherosclerosis. Can Med Ass J1960; 82:6–11.
  • 4. Marek Z, Jaegermann K, Ciba T. Atherosclerosis and levels of serum cholesterol in postmortem investigations. Am Heart J1962; 63:768–74.
  • 5. Cabin HS, Roberts WC. Relation of serum total cholesterol and triglyceride levels to the amount and extent of coronary artery narrowing by atherosclerotic plaque in coronary heart disease. Am J Med1982; 73:227–34.
  • 6. Med Sci Monit. 2004 Aug;10(8):RA193-8. Epub 2004 Jul 23. Can a Mediterranean diet moderate the development and clinical progression of coronary heart disease? A systematic review. Panagiotakos DB, Pitsavos C, Polychronopoulos E, Chrysohoou C, Zampelas A, Trichopoulou A.
  • 7. BMJ. 2008 Sep 11;337:a1344. Adherence to Mediterranean diet and health status: meta-analysis. Sofi F, Cesari F, Abbate R, Gensini GF, Casini A.
  • 8. J Nutr. 2008 Feb;138(2):272-6. Dietary cholesterol from eggs increases plasma HDL cholesterol in overweight men consuming a carbohydrate-restricted diet. Mutungi G, Ratliff J, Puglisi M.
  • 9. Am J Clin Nutr. 2008 Apr;87(4):964-9. Egg consumption in relation to cardiovascular disease and mortality: the Physicians’ Health Study. Djoussé L, Gaziano JM.
  • 10. JAMA. 1999 Apr 21;281(15):1387-94. A prospective study of egg consumption and risk of cardiovascular disease in men and women. Hu FB, Stampfer MJ, Rimm EB.
  • 11. Circulation. 2008 Jan 29;117(4):512-6. Egg consumption and risk of heart failure in the Physicians’ Health Study. Djoussé L, Gaziano JM.
  • 12. Am J Clin Nutr. 2004 Jul;80(1):58-63. Egg consumption, serum cholesterol, and cause-specific and all-cause mortality: the National Integrated Project for Prospective Observation of Non-communicable Disease and Its Trends in the Aged, 1980 (NIPPON DATA80). Nakamura Y, Okamura T, Tamaki S.
  • 13. Eur J Intern Med. 2009 May;20(3):253-60. The role of inflammation on atherosclerosis, intermediate and clinical cardiovascular endpoints in type 2 diabetes mellitus. Ray A, Huisman MV, Tamsma JT.
  • 14. J Sports Med Phys Fitness. 2004 Jun;44(2):193-9. Early alterations in serum creatine kinase and total cholesterol following high intensity eccentric muscle actions. Shahbazpour N, Carroll TJ, Riek S.
  • 15. Riechman E. Dietary Cholesterol Alters Recovery from Eccentric Muscle Damage in Humans. Medicine & Science in Sports & Exercise. 2006 May;38(5):S386
  • 16. Riechman E. Dietary and blood cholesterol and statins increase hypertrophy with resistance training. FASEB.2005;19:A1571.
  • 17. Riechman E, Leel C, Gasier H. Dietary Cholesterol and Skeletal Muscle Hypertrophy with Resistance Training: A Randomized Placebo-Controlled Trial. FASEB.2008;22:962.13.
  • 18. Riechman E, Andrews R, MacLean D. Statins and Dietary and Serum Cholesterol Are Associated With Increased Lean Mass Following Resistance Training. Journals of Gerontology. 62:1164-1171.
  • 19. Alsheikh-Ali AA, Maddukuri PV, Han H. Effect of the magnitude of lipid lowering on risk of elevated liver enzymes, rhabdomyolysis, and cancer: insights from large randomized statin trials. J Am Coll Cardiol. 2007 Jul 31;50(5):409-18.
 
 

Vous pouvez citer cet article sous réserve de limiter votre citation à 400 mots au plus et d'inclure un lien vers celui-ci. Tout autre utilisation (en particulier la copie en totalité sur un forum de discussions) et a fortiori sans mettre de lien vers l'article est strictement interdite.

35 commentaires

France Bufle mou, Thursday 17 September 2009 à 5h05

Tu fais nounou avec ton cholesterol sauvage.

Bisous.

France Plasma, Wednesday 7 October 2009 à 14h14

Il y un point dans ce texte que je ne comprends pas bien. Je cite :

“En effet, l’apport alimentaire de cholestérol n’a aucun effet sur le taux de cholestérol sanguin, ou alors un effet infime.”

puis

“Résultat : le groupe qui prenait plus de cholestérol avait des gains significatifs en force, des sensations de courbatures objectivement plus élevées à court terme puis plus faibles à long terme.”

puis

“plus l’apport alimentaire en cholestérol est élevé, plus les gains de force et de masse musculaire maigre sont élevés. Plus le taux de cholestérol sanguin (produit par l’organisme) est élevé, plus les gains de force et de masse musculaire maigre sont élevés !”

puis

“Manger plus de cholestérol n’a donc pas d’effet notable sur notre taux de testostérone.”

On n’arrive pas à comprendre dans le texte pourquoi ceux qui mangeaient plus de cholestérol avaient de meilleurs résultats puisque, toujours selon le texte l’apport exogène n’influe pas sur la cholestérolémie.

Pouvez-vous m’éclairer ?

France Julien, Wednesday 7 October 2009 à 22h22

Chez le sédentaire, différents mécanismes vont maintenir le cholestérol à son niveau habituel en cas d’apport exogène.

Chez le sportif, si celui ci est apporté au bon moment, il sera capté par les cellules musculaires. De même, si le taux de cholestérol sanguin (LDL en particulier) est élevé, alors les cellules musculaires seront capables d’en capter d’autant plus, ce qui explique les résultats observés.

France Plasma, Thursday 8 October 2009 à 16h16

Ok, merci pour ces précisions.

Canada Nesk_online, Friday 9 October 2009 à 6h06

L’apport en cholestérol vient de 2 sources:

  1 - Fabrication endogène par le foie (65% du cholestérol)
  2 - Consommation alimentaire (35% du cholestérol)

Bien que ce soit un lipide, le cholestérol n’est pas emmagasiné par le corps. Il est un composant essentiel au bon fonctionnement du corps humain, car il est nécessaire pour plusieurs phénomènes capitaux (comme la formation des membranes cellulaires ou encore la production de plusieurs hormones).

Une consommation d’au plus 7 oeufs par semaine a une influence négligeable sur le cholestérol sanguin. Au-delà, on peut assister à une hausse du taux de cholestérol.

On parle souvent du “bon” cholestérol (HDL) et du “mauvais” cholestérol (LDL):
  1 -  Les LDL :
        - distribuent le cholestérol vers les tissus
        - ont tendance à se déposer dans les vaisseaux sanguins
  2 - Les HDL :
        - ramènent le cholestérol des tissus vers le foie (où il est aussi éliminé via la bile)

L’athérosclérose SE FORME À CAUSE DU DÉPÔT DES LDL. Bien qu’ils n’en composent qu’une faible partie, leur dépôt entraîne une réaction inflammatoire qui se complique généralement par la formation de plaques solides. Lorsque cette plaque se brise, elle libère des facteurs de coagulation qui vont enclencher la formation de caillots. Ces caillots peuvent boucher des artères et entraîner, par exemple, un infarctus du myocarde ou encore une embolie pulmonaire.

Globalement :
  - Le cholestérol est un composant essentiel au corps
  - Il ne faut pas en consommer trop à cause des risques importants de maladie cardiovasculaire
  - Il faut favoriser dans l’alimentation l’apport de “bon cholestérol” (huiles végétales/d’olives, poissons gras, noix) à l’apport de “mauvais cholestérol” (aliments industriels, beurre, crème, viande rouge)
  - Tout est dans la modération!

France isei38, Friday 9 October 2009 à 14h14

tous ça pour un sédentaire biensur ^^

France Julien, Friday 9 October 2009 à 16h16

Bonjour Nesk_online,

Le fait que l’athérosclérose se forme à cause des dépots de LDL reste à démontrer véritablement chez l’homme, comme je l’ai expliqué en début d’article. C’est pourquoi il y a de nombreux chercheurs et médecins, dont plusieurs membres de la team, qui sont en désaccord avec cette théorie.

Pour votre information, consommez beaucoup de cholestérol n’augmente pas le risque cardiovasculaire, vous pouvez retrouver les preuves dans les références de cet article. Ce point fait d’ailleurs consensus depuis de nombreuses années chez presque tous els cardiologues.

Je vous signale également que vous ne pouvez pas conseiller d’augmenter l’apport de bon cholestérol avec des huiles végétales car ces produits ne contiennent pas un seul mg de cholestérol (puisque ce sont des produits végétaux).

Canada Nesk_online, Sunday 11 October 2009 à 5h05

Bonjour Julien,

Je suis allé refaire un tour dans mon livre de référence sur le sujet (le Robbins and Cotran Pathologic Basis of Disease, 8e édition) afin d’éviter de commettre une bévue comme celle des huiles végétales (vous aviez parfaitement raison, j’ai mêlé deux notions différentes):

L’athérosclérose ne se forme pas directement à cause des dépôts de LDL, mais ceux-ci sont directement liés à leur développement, ce qui a été démontré par plusieurs analyses épidémiologiques montrant une corrélation entre la sévérité de l’athérosclérose et les niveaux sériques de cholestérol. De plus, une réduction de la cholestérolémie (notamment par l’alimentation ou par la prise de statines) est directement liés à une certaine régression des plaques athéromateuses et est reliée à une diminution des risques de trouble cardiovasculaire.

Enfin, il est vrai que je ne bénéficie pas d’autant de références que vous pour appuyer mes dires. Je suis moi-même étudiant en médecine et j’ai beaucoup apprécié que vous me répondiez, ça m’a permis de revisiter la question. Merci également pour vos autres articles traitant de l’aspect nutritionnel de l’entraînement physique et au plaisir de vous relire!

France Julien, Sunday 11 October 2009 à 9h09

Bonjour Nesk_online,

Il faut se méfier des livres dit “de référence” car il y a déjà interprétation de la part des auteurs. Dans les sujets délicats, mieux vaut se référer directement aux études elles-mêmes (qui peuvent aussi souffrir de problèmes appelés “biais”).

Le fait qu’une réduction de la cholestérolémie par l’alimentation diminue le risque cardiovasculaire ne signifie aucunement que le cholestérol provoque ces maladies! Cela signifie juste qu’il y a corrélation entre cholestérol et problèmes cardiaques, et pas qu’il y a cause à effet!
La diminution du risque par les statines est très contestée par beaucoup de spécialistes et complètement réfutée par certains (dont moi), notamment parce que les études qui sont censées montrer cela souffrent de nombreux biais: la plupart des études ne sont pas indépendantes mais financées par les laboratoires et présentent aussi des conflits d’intérêt ainsi que des biais techniques (biais de sélection, biais d’analyses sur des sous-groupes, etc).
Il ne faut pas oublier que l’on sait depuis l’affaire du Vioxx que les laboratoires sont prêts à mentir pour gagner de l’argent et que leurs études sont à prendre avec de grandes pincettes.

Quant aux études épidémiologiques, on oublie de vous dire que l’étude des Sept pays de Keys n’a retrouvé ce lien que pour certains pays et pas tous! En effet, au Japon ou en Crête, le lien entre taux de cholestérol et mortalité n’existe tout simplement pas dans cette étude! Comment quelque chose qui serait vrai ne le serait-il pas dans certains pays (où on sait par ailleurs que la mortalité cardiaque est plus faible que dans les autres pays examinés).
Il faut signaler aussi que l’étude d’intervention avec diminution des graisses saturées et augmentation des graisses polyinsaturées fut un échec! (étude MRFit publiée dans le Lancet)

Les preuves les plus solides sont en faveur du régime Méditerranéen et des oméga-3. Ces deux éléments diminuent le risque cardiaques sans la moindre contestation et pourtant avec un effet minime sur le taux de cholestérol (les oméga-3 peuvent même faire monter le taux de cholestérol!!).

Pour finir, je vous suggère de lire le livre Cholestérol, mensonges et propagande de Michel de Lorgeril qui traite de ces points en détail avec notamment analyses de toutes les études sur le sujet.

France 2spee, Wednesday 14 October 2009 à 15h15

J’ai lu que les jaunes perdaient tout leur bénéfices s’ils étaient consommé cuits, et que donc il fallait les consommer cru. Vrai ou faux?

Great Britain (UK) Julien, Wednesday 14 October 2009 à 15h15

Oui. Et il faut consommer le blanc cuit.
Ceci augmente la digestibilité des lipides et des protéines, respectivement.

Belgium Vassilis, Saturday 17 October 2009 à 19h19

Bonjour Julien,

Est-ce qu’il y a un dosage optimal en cholestérol pour un pratiquant de musculation ?

” plus l’apport alimentaire en cholestérol est élevé, plus les gains de force et de masse musculaire maigre sont élevés” Je suppose que passé une certaine quantité de cholesterol, cela n’est plus le cas ?

France Julien, Saturday 17 October 2009 à 23h23

Bonjour,

Non, il n’y a pas de dosage optimal pour la musculation. Une limite supérieure, à partir de laquelle avoir plus de cholestérol ou apporter plus de cholestérol serait inutile, n’est pas connue.

France cyrillo8, Sunday 6 December 2009 à 1h01

en gros on peut manger combien d’oeufs entier par jours???

France Julien, Sunday 6 December 2009 à 13h13

Autant que l’on veut surtout s’ils sont bios/label rouge.

France kensei, Sunday 6 December 2009 à 21h21

apparement julien il y aurait eu un reportage sur les oeufs il y a quelques temps a la tv et il disait que la qualité de l’oeuf en soit n’était pas modifié quelque que soit l’origine (bio , label rouge ou rien du tout ) t’en penses quoi ? et qu’es qui change dans ces oeufs label ou bio ? car du cholestérol ca sert du colestérole de toute facon enfin je parle niveau de la molécule non ?

France Julien, Sunday 6 December 2009 à 21h21

C’est faux, il y a eu plusieurs études là-dessus. Entre des oeufs bios et de batterie la composition en lipides (oméga-6/oméga-3) est différente. La teneur en cholestérol par contre est la même mais si on consomme beaucoup de jaunes d’œufs mieux vaut s’orienter vers de la qualité pour garder la santé.

France gilles boid, Sunday 6 December 2009 à 22h22

ça me fou la trouille la

France Alan, Sunday 6 December 2009 à 22h22

Tu vas pas mourir tout de suite, t’inquiète pas :D

France kensei, Sunday 6 December 2009 à 22h22

dabord fodra survivre a 2012 les gars :D a non ok désolé
merci de ta reponse julien

France Plasma, Tuesday 5 January 2010 à 12h12

Bonjour, une question légèrement hors-sujet mais connexe tout de même : l’apport d’Acide Arachidonique contenu dans les jaunes peut-il avoir un effet pro-inflammatoire ? (y compris dans le cas d’une supplémentation en OM3 ?)

Switzerland El toro, Tuesday 19 January 2010 à 13h13

Mais si on mange 4 blanc d’oeuf sans le jaune 5 fois dans la semaine.
Sa peut être dangereux?

(je fais un régime prise de masse et j’ai vue plein de régime ou il mangeait jusqu’à 6blanc d oeuf par jours).

Great Britain (UK) Julien, Tuesday 19 January 2010 à 13h13

Non.

Plasma, non, sauf si il y a une raison de générer de l’inflammation.

Switzerland El toro, Tuesday 19 January 2010 à 13h13

Une raison de généré un inflamation. sa veux dire?

France Plasma, Friday 22 January 2010 à 12h12

Merci pour la réponse !

Si, à l’occasion, tu peux développer un peu, ce serait intéressant.

France Flo, Friday 26 February 2010 à 0h00

Et les oeufs de poules provenant de poulailler “personnel” (comme certains ont en compagne) ; sont-ils bons à consommer, aussi bon que les oeufs bios ?

France Julien, Friday 26 February 2010 à 0h00

Cela dépend de ce que mangent les poules.

France Flo, Friday 26 February 2010 à 11h11

Des graines, après je ne sais pas d’où elles proviennent… Je vais dire à mon grand père de leur donner des graines de lin, parait-il que c’est bon ^^ Après je sais pas le prix…

Merci pour ta réponse

Morocco marou, Friday 26 February 2010 à 22h22

disons que si on bouffes 4oeufs crus chaque jour, je dis bien CRUS, y a t il des risques ??

Morocco Romain, Monday 8 March 2010 à 23h23

la question précédente est interressante, est c ke les oeufs perdent leurs prot pendant la cuison??

France Julien, Monday 8 March 2010 à 23h23

Cette question a été abordée de nombreuses fois sur les forums: il ne faut pas consommer les blancs d’œufs crus car cela diminue l’absorption de leurs protéines à hauteur de 50% environ (ce qui est considérable).
De plus, le blanc d’œuf cru contient un facteur anti-nutritionnel qui peut provoquer à long terme une carence en vitamine B8.

United States J0912, Sunday 2 May 2010 à 6h06

Je comprend pas trop cette parti de l’arcticle

D’autres études se sont attachées à regarder le lien direct entre consommation de jaunes d’œuf et mortalité. Les résultats varient mais toutes les études ont mis en évidence un risque accru à partir d’une consommation de deux œufs par jour, en particulier chez les diabétiques. Le risque semble nul chez les personnes en bonne santé pour un œuf par jour

Dans l’arcticle et en commentaire appart cette phrase j’ai cru comprendre que tu disais qu’il n’y avait pas de risque a manger autant d’oeuf que l’on veut .

Si tu pouvvait m’éclairer sur cette parti :D

France Julien, Sunday 2 May 2010 à 8h08

Bonjour,
Dans l’article j’explique que l’hypothèse la plus probable pour expliquer l’augmentation de la mortalité à partir d’une certaine consommation d’œufs est l’apport en lipides qui déséquilibrent la balance des acides gras (apport trop important en oméga-6).

Or on sait que les diabétiques sont plus sensibles au déséquilibre de cette balance. Ainsi, cela expliquerait l’augmentation plus rapide de la mortalité dans ce sous-groupe.

C’est pourquoi il est plutôt recommandé de prendre des oeufs bios ou enrichis en oméga-3 car cela devrait permettre de contourner le problème lié aux œufs de batteries.

France Jackyyy, Saturday 29 May 2010 à 22h22

Au final, au niveau des huiles alimentaires, quelle est la plus saine et la plus adaptée au pratiquant ?

France Julien, Sunday 30 May 2010 à 13h13

Bonjour,

Cet article concerne le cholestérol, pas els huiles alimentaires.
Merci de poser vos questions qui n’ont pas de rapport avec l’article sur le forum.

Ajouter un commentaire

Votre nom / pseudo :

Votre site Internet (facultatif) :

Votre email (non affiché, utilisé uniquement si notification) :


Les commentaires n'ayant pas un lien direct avec l'article ou incompréhensibles sont supprimés :

Merci de recopier le contenu ci-dessous :

Auteur de l'article

 

Note de l'article

OOOOC - 19 votant(s)

 

Compléments alimentaires

Peak Nutrition Outlet

Recherche musculation

Chercher dans

Compléments alimentaires

Peak Nutrition Outlet

Comprendre la diététique


Lectures musculation

Guide des mouvements de musculation