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Santé bio ou mauvaise science ?

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Santé bio ou mauvaise science ?

Messagepar Street le 01/11 08h40

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Salut tout le monde, c'est Street,

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Aujourd'hui je vous partage l'immense travail d'analyse de mon camarade Laurent Buhler (Diététicien - Nutritionniste) qui s'est attaqué à l'étude publiée la semaine dernière au sujet de la réduction des risques de cancers pour les consommateurs d'aliments bio.

Lien vers l'étude :

Baudry et al. Association of Frequency of Organic Food Consumption With Cancer Risk. Findings From the NutriNet-Santé Prospective Cohort Study. JAMA Intern Med. October 22, 2018 ( ).

Vous n'y avez sûrement pas échappé, je me trompe ?

Je vous laisse découvrir la réalité !

"Consommation d’aliments bio et risque de cancer ou comment NutriNet-Santé tente de bâtir un récit fictionnel sous couvert de science approximative".

> Introduction

Impossible d’y échapper, l’étude NutriNet-Santé consacrée à l’effet d’une alimentation bio sur le risque de cancer est partout, partagée par les réseaux sociaux, reprise dans les magazines et à la radio, vue à la télé.

Si l’on en croit le résultat annoncé par les auteurs, "une fréquence élevée de consommation de produits bio est associée à une réduction du risque de cancer".

Un chiffre de 25 % de réduction est même avancé, ce qui ferait du bio une approche extrêmement efficace dans la prévention. Face à une telle promesse, on se dit que l’étude doit être sacrément robuste et qu’elle s’appuie sur un protocole solide. Pour en avoir le cœur net, il faut descendre dans les profondeurs de cette vaste étude qui a mobilisé plus d’une dizaine de chercheurs.

Avant d’attaquer l’analyse, il convient de préciser que le texte qui suit n’apporte pas d’élément "en faveur du bio" ou "contre le bio". L’intention est simplement d’étudier si le résultat annoncé repose sur une approche scientifique de qualité.

Par ailleurs, tous les arguments présentés ici sont vérifiables et accessibles via les références données en fin d’article.

> Type d’étude

L’étude NutriNet-Santé consacrée à l’association entre consommation d’aliments bio et risque de cancer est ce qu'on appelle dans le jargon une étude "d'observation" (ou étude de cohorte). On prend de l'existant (ou ce qu'on croit être de l'existant) et on observe ce qui se passe.

À l'opposé, on a les études dites "cliniques" ou "d'intervention" où, comme le nom l'indique, on constitue un échantillon auquel on applique une intervention contre placebo. Ce type d'étude est malheureusement très compliqué à réaliser en nutrition même si une comparaison bio versus conventionnel s'y prête plutôt bien.

> Échantillon

Parmi les premières étapes de la conduite d’une étude, quel que soit son type, on trouve le recrutement des participants. Idéalement, on essaie d’obtenir un échantillon correspondant au champ d’application visé par l’étude.

Par exemple, si l’étude vise la population française, il est préférable que l'échantillon étudié incorpore des proportions représentatives de femmes, d'hommes, d'actifs, de cadres, d'ouvriers, de bien-portants, de femme ménopausées ou en âge de procréer, etc.

Si l'échantillon est particulier (par exemple essentiellement composé de femmes), son champ d'application est restreint à la population étudiée.

Dans l’étude NutriNet-Santé sur le bio, l’échantillon est composée à 78 % de femmes, à 65 % de personnes ayant un diplôme secondaire, à 24 % de catégories socio-professionnelles supérieures. L’IMC moyen est à 2 points en dessous de la moyenne nationale (23,7 vs 25,7) [1]. L’échantillon semble donc légèrement différent de la population française, à moins que les participants aient pris quelques libertés avec la réalité de leurs diplômes, de leur poids ou de leur sexe.

> Collecte des données nutritionnelles

Autre étape extrêmement importante dans la réalisation d’une étude : la collecte des données. Pour évaluer l’impact d’un mode alimentaire en terme de santé, il apparaît primordial de s’assurer que les données recueillies sont fiables.

Exemple trivial : si on croit mesurer l’effet d’une consommation régulière d’oranges sur un échantillon qui mange en réalité des pommes, la conclusion de l’étude sera, par définition, erronée.

Comment les données sont-elles collectées dans l’étude NutriNet-Santé ?

Concernant les données de base, voici divers éléments donnés par le texte de l’étude :

- "Au démarrage, des données ont été collectées concernant l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, le statut familial, le revenu mensuel par membre du foyer, le nombre d’enfants et le statut tabacologique."

- "Des questionnaires anthropométriques ont fourni des données sur la taille et le poids."

- "Des questionnaires spécifiques ont évalué l’usage de compléments alimentaires (oui ou non) et l’exposition au soleil ("vous êtes vous régulièrement exposés au soleil à l’âge adulte ?" - oui ou non)."

Jusqu’ici, rien à dire. Il faut atteindre la partie concernant les données alimentaires pour entrer dans le vif du sujet. Concernant l’alimentation en général, voici comment ça se passe :


"Lors du recrutement, la prise alimentaire a été évalué en utilisant trois enregistrement sur 24 heures, distribués aléatoirement sur une période de 2 semaines, incluant 2 jours de semaine et 1 jour de week-end, selon une méthode validée. Les participants ont enregistré tous les aliments et toutes les boissons consommés en toutes occasions. Les tailles des portions ont été estimées en utilisant des photos issues d’un catalogue d’images préalablement validé ou directement saisies en grammes, volume, ou unités achetées.

La prise d’alcool a été calculée en utilisant l’enregistrement sur 24 heures ou selon un questionnaire de fréquence pour ceux identifiés comme abstinents pendant les 3 jours d’enregistrement sur 24 heures.

De même, la consommation hebdomadaire de fruits de mer a été évaluée par un questionnaire spécifique de fréquence.

La consommation alimentaire quotidienne moyenne a été calculée à partir des trois enregistrements de 24 heures réalisés au démarrage et pondérée selon le type de jour (jour de semaine ou jour de week-end).

La prise de nutriments a été dérivée des prises alimentaires individuelles selon les enregistrements sur 24 heures puis calculée en utilisant la table de composition alimentaire Nutrinet-Santé."

Apparemment, le recueil des données suit une méthode "validée" qui est censée en assurer la fiabilité. La référence qui figure dans le texte renvoie à l’étude de validation de la méthode.

Avant de poursuivre, il est intéressant d’ouvrir une parenthèse concernant cette étude de validation.

[....]

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Santé bio ou mauvaise science ?

Messagepar matclems le 01/11 10h32

De l'excellent travail de Laurent encore une fois, qui tranche avec les titres racoleurs dès le lendemain de la publication de l'étude par certains médias et blogueurs. Ceux-ci n'ont clairement pas été se plonger dans les détails vu que cela soutenait leur ligne éditoriale.

Consommer des produits bio est peut-être bon pour la santé, malheureusement ce n’est pas cette étude qui permettra de le savoir. C’est d’autant plus regrettable que les chercheurs ont vraisemblablement investi beaucoup de temps et d’efforts dans ce travail.


Tout est dit. Sur le sujet de toute façon ne pas attendre sur des études pour effectuer ces choix.

Le bon sens devrait pousser les gens à rechercher des aliments provenant de petites exploitations locale ou bio, plutôt que traités au quotidien par des produits chimiques dont les effets sur la santé inconnus (et mauvais pour la terre et les travailleurs, ça c'est un fait). Même si il sera difficile de démontrer une causalité, je préfère prendre mes précautions :)
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Santé bio ou mauvaise science ?

Messagepar Fabrice SP le 01/11 10h42

Une super analyse de Laurent et sa conclusion est excellente.

Mais le "mal" est déjà fait :

bio.gif


Parmi les personnes qui ne mangent pas bio, il faudrait voir aussi qui lavent ses fruits et légumes (ou éventuellement épluchent la peau) et de quelle manière...

Pour ma part je mange bio quand j'ai la possibilité et sinon, et bien je lave à grande eau mes fruits, légumes et riz.

Par contre, juste ou fausse, si cette étude permet d'augmenter le nombre de cultures bios et de diminuer le nombre de cultures avec pesticides, je ne m'en plaindrai pas ! Après tout, mieux vaut une étude biaisée dans ce sens-ci que dans l'autre...
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Santé bio ou mauvaise science ?

Messagepar matclems le 01/11 13h14

Fabrice SP a écrit:Par contre, juste ou fausse, si cette étude permet d'augmenter le nombre de cultures bios et de diminuer le nombre de cultures avec pesticides, je ne m'en plaindrai pas ! Après tout, mieux vaut une étude biaisée dans ce sens-ci que dans l'autre...


Si seulement.

J'ai bien peur que ce genre de "résultat" va surtout concerner les consommateurs... qui vont éventuellement prendre des Petit Beurre et autres biscuits / produits industriels BIO au lieu de conventionnel :idiot: tout continuant à fumer, être peu actifs au quotidien, etc...
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