LES MYTHES DE LA CREATINE VONT TOMBER !

creatine mythes et réalité

 

QU'EST-CE QUE LA CRÉATINE ?

 


PETIT RAPPEL

La créatine est un dérivé d'acide aminé naturel que l'on retrouve naturellement en grande quantité dans les fibres musculaires et dans le cerveau. Elle a été découverte en 1832 par le chimiste français Eugène Chevreul. Le mot vient du grec κρέας (kreas) : chair.

Elle est naturellement produite par l'organisme à partir d'acide aminés comme la glycine, arginine et méthionine (un des huit acides aminés essentiels chez l'homme) dans le foie, le pancréas et les reins.


Il y a environ 2,5 g de créatine dans 500 g de viande


Nous recommandons la créatine pour son effet à fournir une source d’énergie immédiate en augmentant votre capacité à réaliser des efforts puissants et de courte durée. Idéal en musculation. (en facilitant le renouvellement de l'ATP, cf article la créatine : Mythes et réalités)

Effets de la créatine à long terme sur le muscle

 

Lorsque la prise de créatine se prolonge, deux choses vont se produire : le gain de force va vous permettre de vous entraîner avec des poids plus lourds, mais également de faire plus de répétitions avec moins de temps de repos. À moyen, mais surtout à long terme, cela va se traduire par un gain de masse musculaire maigre.

À l’heure actuelle, les autres effets identifiés de la créatine sont :

  • Une augmentation de la production d’IGF-1 locale, une hormone anabolisante
  • Une augmentation de la production de MGF (facteur de croissance mécanique), une autre hormone anabolisante
  • Une augmentation de la synthèse du glycogène dans les muscles
  • Une augmentation de l’activité des cellules satellites musculaires (dont les rôles sont la réparation et la croissance des fibres musculaires)
  • Une diminution du catabolisme (marquée par une baisse de l’oxydation de la leucine)
  • Une diminution du taux de myostatine, une protéine dont l’activité élevée bloque le développement musculaire

Un dernier effet qui peut être envisagé est une augmentation du taux de DHT dans l’organisme, une hormone dérivée de la testostérone. Cette constatation n’ayant été faite que dans une seule étude, elle doit encore être confirmée.

Ces différents effets vont apparaître lorsque la créatine est couplée à un entraînement physique. C’est ainsi que la créatine procurera une récupération plus rapide et une prise de masse musculaire plus rapide. Lorsque la supplémentation est maintenue pendant suffisamment longtemps, un gain de masse musculaire va apparaître, bien plus tardivement que le gain lié à la rétention d’eau.

Les différentes études menées peuvent permettre d’estimer que la créatine peut apporter un gain de masse maigre (muscle) de l’ordre de 1 kg par mois au maximum et pour un débutant. La quantification exacte du bénéfice est impossible en raison des nombreuses variables : alimentation, âge, nombre d’années d’entraînement,... mais la plus grande analyse existant à ce jour a montré que plus de 70 % des études menées sur la créatine sont positives, 20 % sont négatives et 10 % sont neutres. À l’heure actuelle il n’existe donc plus aucune équivoque : la créatine est un complément alimentaire efficace dans les sports de force.



MALHEUREUSEMENT POUR LA CRÉATINE...

Nous travaillons depuis des années à vous apprendre la vérité sur les suppléments alimentaires et à quoi ils servent exactement, je répète régulièrement à nos clients qu'il est nécessaire de savoir tirer le bon et le mauvais du traitement médiatique des informations sur le web.

La créatine est l'exemple typique encore aujourd'hui en 2016. Malgré des études indénombrables sur le sujet, au point ou même les laboratoires s'en détachent, on trouve encore des infos de dingues publiés par des pseudo spécialistes, médecins, coachs ou donneurs d'ordres en tout genre sur internet.

Il suffit pour ça de faire une rapide recherche sur google en tapant le mot créatine.

 

LES MYTHES SONT ALIMENTES PAR LES RESEAUX SOCIAUX ET LES ARTICLES DE PRESSE

 

Que trouve-t-on ? :

1- Des sites commerciaux
2- Les dictionnaires en ligne classique (wiki, etc..)
3- Des forums ou sites qui se veulent "santé" mais dont on ignore tout ou presque sur leurs éditeurs.
4- Des articles de presse sans valeurs pour nous, mais pourtant les premiers lus grâce à leurs titres accrocheurs par lesquels beaucoup d'entre vous sont tentés !

Faisons donc l'essai avec le mot clé créatine sur un moteur de recherche. 

Voilà le type de titres que l'on trouve : "La créatine pour améliorer le rapport entre muscles et graisses", "Florent Manaudou prend de la créatine...", "Créatine pour la Musculation", "Créatine, la toxicité est essentiellement rénale", "Florent Manaudou annonce prendre de la créatine"...

Il y a clairement à boire et a manger dans ces articles, je suis ici pour traiter du pire, je vais donc cliquer sur celui qui semble le plus provocateur "Créatine, mythe sans mystère, juste dangereuse" rédigé par un "soi-disant" médecin dont je ne reprendrais pas le nom ici car ce n'est pas ce qui nous intéresse (qui nous prouve qu'il est médecin ? Quelle légitimité a t'il ? Est-il spécialisé dans le sport et la nutrition du sport ? Ce sont les joies du web. Tout le monde peut donner des leçons).

Je clique après avoir pris un lexomil, car arrivé sur la page deux écrits encadrés avec une couleur vive me sautent aux yeux et me donnent déjà la nausée. On y lit ceci :

[Effets secondaires de la créatine : Les effets secondaires de la créatine ne sont pas encore connus, par contre il s’avère que la consommation de 20 à 25 grammes de créatine par jour représente la consommation de 4 à 5 kg de viande rouge par jour ce qui semble beaucoup ! D’où la survenue chez certains athlètes consommateurs de problèmes tels que les déchirures musculaires, rétention d’eau, début de problèmes cardiaques et rénaux sans parler des irritations gastriques.]



Vous pensiez gonfler vos muscles en fait ce sont vos pieds qui vont enfler (rires)

Évidemment tout ceci est complètement faux et datent de l'époque de Jeanne d'Arc, il y a un tas d'études disponibles gratuitement sur internet qui tirent des conclusions positives sur la créatine.

Nous sommes aujourd'hui totalement capables de dire si oui ou non il y a des effets secondaires liés à la prise. Avec un recul de bien plus de 20 ans maintenant, les athlètes se supplémentant en créatine depuis les années 60. Le supplément a beaucoup fait parler de lui pendant les années 90 et aucun effet secondaire directement attribuable à la créatine n'a été rapporté dans la littérature scientifique. Je vous rassure vos pieds ne vont donc pas enfler.

Ensuite, on parle là de consommation de 20 à 25 g par jour, chose qui est recommandée par de moins en moins de commerçants peu scrupuleux. Ces phases de charge sont sans aucun doute un excès démesuré sans aucun bénéfice. On a pas la certitude que le corps tire profit de telles quantités de créatine digérées en 24h.

L'auteur parle également de rétention d'eau sans préciser qu'elle est intramusculaire, est donc invisible à l'oeil. Il laisse donc croire que le consommateur peut se retrouver avec des volumes d'eau retenus conséquents. Faux !

Deuxième encadré sur lequel on peut cette fois encore lire : 

[Une supplémentation en pratique correspond à 20 à 30 g de créatine/ jour pendant 1 à plusieurs semaines, soit 10 fois le taux de renouvellement naturel, soit l’équivalent d’une consommation de 4 Kg de viande/jour ! Votre organisme est il fait pour assimiler 4 kg de viande chaque jour ?]

Encore une fois l'auteur parle de 20 à 30 g par jour ce qui n'est plus conseillé à qui que ce soit depuis une décennie ! Si des sites vous proposent encore ce genre de consommation, ignorez-les !

A la fin de l'article, on touche les sommets de la bêtise ! : [La créatine n’est donc pas un produit dopant, car elle est sans effet sur les performances, mais reste interdite à la vente en France car dangereuse. La législation actuelle ne laisse aucun doute.]

Réalité : La créatine ne figure sur aucune des listes Françaises ou Européennes, contrairement à ce qu'on peut encore lire et entendre d'amateurs, elle n'est pas interdite en France et elle est encore moins dopante. Le CIO, de même que la majorité des associations sportives et athlétiques autorisent l'emploi de la créatine comme supplément. Comment un médecin en 2015 peut il annoncer une information complètement erronée alors qu'une simple recherche internet aurait pu lui éviter un tel mensonge ?!

Il ne serait pas dingue de le voir publier prochainement un article sur la dangerosité de manger une barre protéinée pour son goûter !

Attention donc à ce que vous lisez sur internet ! Prenez le temps de vous renseigner sur les professionnels en question et sur la légitimité des auteurs. (Pro oui, mais est il spécialisé dans le sport ou dans le sujet qu'il évoque ?)

Mythes et réalités

 

Une lecture attentive des données de pharmacologie et des études menées sur les effets de la créatine permettent de répondre à toutes les interrogations possibles.

Voici les plus importantes à retenir :

  • Mythe 1 : La créatine doit être prise par cycle

Réalité : Comme expliqué plus haut, faire des cycles diminue les bénéfices de la créatine car vous ne la prenez pas suffisamment longtemps pour gagner véritablement du muscle et pas uniquement de l’eau temporaire. Attention, vous ne trouverez pas les mêmes indications sur vos pots de créatine car la législation française impose aux vendeurs d’inscrire de ne pas dépasser 4 semaines de prises à raison de 3 g par jour.

  • Mythe 2 : La créatine doit être prise avec une phase de charge suivie d’une phase de maintien

Réalité : Cette vieille idée vient d’un chercheur qui manquait de temps pour effectuer ses mesures sur les sujets prenant de la créatine. Il pensa donc leur donner une méga dose quotidienne pour gagner du temps. Plus tard les études ont montré que ce protocole n’était pas du tout adéquat (voir plus bas).

  • Mythe 3 : Il faut prendre une grosse dose de créatine

Réalité : La créatine n’est pas un produit dopant. Une dose plus forte n’est pas plus efficace. De plus, la supplémentation en créatine à dose élevée a pour effet de ralentir puis d’interrompre la production naturelle de notre organisme (qui redémarre dès l’arrêt). Une dose située entre 3 et 5 g par jour est suffisante.

  • Mythe 4 : Il faut prendre sa créatine une fois par jour

Réalité : C’est idéal pour perdre de l’argent et perdre des bénéfices de la créatine. En effet, l’efficacité de la créatine dépend de sa rétention dans nos muscles. Une forte dose unique ne permet pas aux muscles d’en capter suffisamment sur un temps si court notamment parce que la demi-vie de la créatine est de trois heures. La majorité se retrouve donc dans la circulation sanguine puis dans les urines.

  • Mythe 5 : La créatine est mal absorbée

Réalité : Les études montrent que la créatine est absorbée à 100 % chez l’homme et résiste parfaitement à l’acidité de l’estomac. Je vous laisse donc décider ce qu’il faut penser d’un produit que l’on vous vend sous prétexte d’une meilleure assimilation. Ce qu’il convient de maximiser avec la créatine ce n’est pas l’absorption, c’est la rétention. Pour maximiser la rétention, voici ce qu’il faut faire : diviser au maximum les prises dans la journée, toujours prendre la créatine avec un repas ou une collation composée de glucides et de protéines (protéines seules au minimum), faire de la musculation avec des charges lourdes.

  • Mythe 6 : La créatine n’est utile qu’en prise de masse

Réalité : C’est le contraire : lorsque vous êtes en prise de masse vous amenez beaucoup de nutriments pour synthétiser la créatine. Lorsque vous êtes au régime les nutriments viennent à manquer (c’est pour cela que vous perdez du poids) et la synthèse de créatine est ralentie. C’est donc au régime que vous avez le plus besoin de créatine supplémentaire. Néanmoins il faut garder à l’esprit qu’une supplémentation en créatine procure des bénéfices même lorsque notre taux de départ est normal.  Les bénéfices de la créatine seront donc simplement plus importants au régime qu’en prise de masse.

  • Mythe 7 : Les végétariens ont besoin de plus de créatine

Réalité : C’est vrai. Les études ont montré que les végétariens ont des taux de créatine plus faibles que les omnivores. Une supplémentation peut donc parfois être encore plus bénéfique chez ces personnes.

  • Mythe 8 : Je ne réponds pas à la créatine (pas de gain de force ou de répétitions)

Réalité : Certaines personnes répondent moins bien à la créatine que d’autres. Les femmes répondent moins bien que les hommes. Les débutants répondent moins bien que les personnes de niveau avancé.  Les personnes endurantes répondent moins bien que les personnes de nature explosive (musculairement parlant). Si vous estimez ne pas répondre à la créatine en étant ou non dans l’une de ces catégories : vérifiez que vous avez utilisé votre créatine comme décrite plus haut pendant au moins un mois.

  • Mythe 9 : Il ne faut pas prendre de café ou de caféine avec la créatine

Réalité : Cette idée provient d’une étude menée en 1996 par des chercheurs Belges. Ils avaient alors montré qu’une supplémentation en créatine et en caféine pendant 6 jours n’amenait pas de bénéfice sur la force musculaire, contrairement à la créatine seule. Plus tard en 1998, des chercheurs Finlandais montrèrent que la caféine et la créatine interagissaient de manière opposée au niveau du temps de relaxation musculaire.  La dernière étude en date a montré l’absence d’effet négatif de la caféine sur la créatine chez des sujets entraînés. Les doses utilisées dans ces études ont toujours été de l’ordre de 350mg, soit environ 3 à 4 verres de café.

Lorsqu’un effet négatif est observé, il ne l’est que sur un seul paramètre : la force, secondaire à une charge courte de créatine. Ce dernier point démontre que la créatine et la caféine interagissent au niveau de la pompe à calcium qui régule la contraction (voir plus haut). Les effets majeurs de la créatine qui ne surviennent qu’après plusieurs semaines de supplémentation ne peuvent pas être bloqués par la caféine.
En conclusion, vous pouvez boire votre café l’esprit tranquille.

  • Mythe 10 : La créatine fait effet immédiatement

Réalité : Il faut au moins une semaine pour sentir une différence au niveau de la contraction musculaire. Comptez trois semaines en moyenne. Pour obtenir tous les bénéfices, il faudra compter au minimum un mois.

  • Mythe 11 : Ma créatine est meilleure que la créatine monohydrate

Réalité : Il n’existe qu’une seule créatine qui a fait preuve de son efficacité de manière unanime et depuis des dizaines d’années, c’est la créatine monohydrate. En revanche celle-ci peut être plus ou moins purifiée. Les déchets provenant de la synthèse de la créatine sont potentiellement toxiques, il faut donc veiller à acheter un produit de qualité. Par exemple le label “Créapure” est très connu pour son sérieux et garantit une pureté élevée du produit.

  • Mythe 12 : La créatine ethyl ester est meilleure que les autres

Réalité : Comme expliqué plus haut, à l’heure actuelle rien ne peut remplacer la créatine monohydrate. Plusieurs études ont montré que la créatine ethyl ester n’était pas stable en milieu acide et dans l’estomac et qu’elle se dégradait rapidement en créatinine qui est un résidu inutile. Un effet néfaste sur le rein n’est pas exclu. Par ailleurs des chercheurs Américains ont montré que cette forme de créatine était beaucoup moins efficace que la monohydrate que ce soit pour le gain de force, le gain de masse musculaire ou la rétention dans les muscles.

  • Mythe 13 : La créatine est un produit dopant

Réalité : La créatine n’a jamais été considérée comme un produit dopant en France, depuis le début de son existence en tant que complément alimentaire. Un produit dopant figure sur une liste de produits interdits telle que celle de l’agence mondiale anti-dopage. La créatine ne figure sur aucune de ces listes. Son statut est le même que celui de la vitamine C.

Certains médias et sportifs de renommée internationale ont longtemps utilisé le terme de créatine suite à différents procès ou affaires publiques, ceci dans le but de minimiser l’impact auprès du grand public. De ce fait beaucoup de personnes ont cru que la créatine était un produit dopant. Si un sportif se fait contrôler positif à un test anti-dopage et qu’il vous dit que c’est la créatine alors celui-ci est soit un menteur, soit quelqu’un qui a été dopé à l’insu de son plein gré.

  • Mythe 14 : La créatine déshydrate

Réalité : Toutes les recherches sont formelles : même dans des conditions de chaleur extrême, la créatine n’a aucun effet négatif sur l’hydratation. Elle ne déshydrate pas, il n’y a aucune nécessité de boire plus lorsque l’on prend de la créatine.

  • Mythe 15 : La créatine est dangereuse pour les reins

Réalité : Une supplémentation en créatine augmente le taux de créatinine. En revanche cette augmentation est isolée et n’a aucun impact sur la fonction rénale. C’est en tout cas ce que les chercheurs concluent après avoir analysé toutes les données existantes, avec un recul de plusieurs dizaines d’années. Néanmoins il est possible dans des cas très rares que la combinaison de créatine avec certains médicaments puisse être dangereuse pour le rein, mais seuls deux cas ont été observés à travers le monde depuis l’utilisation de la créatine (voir la partie “effets secondaires”). Il n’y a donc, là non plus, aucune raison de boire plus d’eau lorsque l’on prend de la créatine.

  • Mythe 16 : La créatine est cancérigène

Réalité : En janvier 2001, l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) indiquait dans un communiqué que la créatine pourrait être cancérigène. Cette information sera reprise immédiatement par l’ensemble des médias, ce qui contribua à forger l’opinion actuelle que les gens ont de ce complément alimentaire. Suite à cela, le journaliste scientifique Thierry Souccar de LaNutrition.fr enquête auprès des chercheurs de renommée internationale qui travaillent sur la créatine à travers le monde.  Le constat est sans appel : il n’existe aucune preuve que la créatine est cancérigène. Pire encore : elle aurait peut-être un effet anti-cancer ! Il constate également qu’aucun de ces chercheurs n’a été contacté par l’AFSSA lors de la rédaction de son rapport qui a préféré qu’un médecin du sport n’ayant jamais travaillé sur la question s’en occupe. Tous les chercheurs interrogés ont par ailleurs vivement critiqué ce rapport. En conclusion, il n’existe toujours aucune preuve ni le moindre soupçon sur un effet potentiellement cancérigène de la créatine.

 

MON CONSEIL  :

 

Personnellement je me réfère toujours directement à la source, en lisant les résultats d'études, d'analyses, et à des articles ou des sites de passionnés, de pratiquants expérimentés qui savent de quoi ils parlent, car ils l'appliquent pour eux avant tout et depuis des années. C'est triste mais on peut clairement voir que dans notre domaine, très souvent les erreurs viennent de professionnels qui se tiennent à des théories académiques apprises par coeur et malheureusement dépassées de 30 ans. 

Non pas que je remette en cause leurs diplômes, mais plutôt leur "non-implication" dans le sport, pour beaucoup n'ayant jamais soulevé un haltère de leur vie et encore moins acheté une boite d'Omega 3 (on voit bien la pauvre place qu'occupe le sport dans notre pays, heureusement depuis peu les professionnels de la santé recommandent une activité sportive et poussent leurs patients à sortir de la sédentarité pour leur bien).

Avez vous déjà demandé à votre médecin un avis sur une protéine de lactosérum ?
Faites l'essai, vous risquez d'être surpris de la réponse. Pour nous qui sommes habitués à en prendre régulièrement en collation nous savons évidemment ce qu'est de la protéine de lactosérum, pourtant pour certains encore c'est source d'anabolisants...
Vive le moyen-âge.

 

N'est-ce pas une forme de dopage finalement ?

 

DÉFINITION DU DOPAGE (Larousse) 

Fait d’administrer, d'inciter à l'usage, de faciliter l'utilisation, en vue d'une compétition sportive, de substances ou de procédés de nature à accroître artificiellement les capacités physiques d'une personne ou d'un animal ou à masquer leur emploi en vue d'un contrôle.

Nombreux sont ceux qui se font un malin plaisir d'assimiler la prise de produits autres que sous une forme alimentaire classique comme étant du dopage.  
Pour eux prendre des gélules, même de vitamines ou d’acides aminés est directement assimilé à du dopage. Votre médecin ne vous a t'il donc jamais prescrit du magnésium ?

Une mystification alimentée et parfaitement manipulée par les médias qui font malheureusement encore à ce jour de graves erreurs à ce sujet. Ils nuisent clairement à l’image du sport et surtout à l'image de la musculation. Il est pour moi très important de lutter contre cette pratique scandaleuse et ridicule qui provoque des débats de non-sens dans chaque manifestations sportives, alors qu'il serait plus important de mettre à jour les véritables dégâts que provoque le dopage chez les jeunes qui peuvent en user de plus en plus facilement via des commandes outre-atlantique sur internet. Mais là, bizarrement on n'entend rien à ce sujet !

ALORS OUI ! LES AMPHÉTAMINES, LES STEROIDES, LES HORMONES DE CROISSANCE, etc sont des produits dopants. ET NON ! LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES NE SONT PAS DOPANTS !
Le CIO (Comité international olympique) insiste lui-même sur la distinction entre compléments alimentaires et produits dopants. Il existe pour pouvoir bien faire la distinction entre dopants et non dopants des listes accessibles par tous via notamment le site du Ministère des Sports et de la vie associative : www.santesport.gouv.fr, mais pas que...

Concernant les produits considérés comme dopants et interdits, L'Europe a également mis à disposition sur internet la liste des Interdictions En et Hors compétition : http://conventions.coe.int/Treaty/FR/Treaties/Html/135-2014_1.htm 

Je n'entamerais donc pas un débat sur le sens même du mot dopage que certains aiment appliquer aux consommateurs de magnésium, protéines en poudre, vitamine D. Le Conseil de l'Europe, notre Ministère des Sports a émis une définition du dopage en mettant à jour des listes précises et cela suffit amplement pour connaitre les limites du naturel et de l'artificiel. Pour le reste ce n'est que mauvaise foi et blablatage sans fin et sans intérêts particuliers.

En France, la 1ère loi sur le dopage date du 1er juin 1965, avec une définition très précise : "est considéré comme dopage le fait d’administrer sciemment en vue ou au cours d’une compétition sportive des substances destinées à accroître artificiellement et passagèrement les possibilités physiques d’un sportif et susceptibles de nuire à sa santé".

Malgré cette loi, on a vu dernièrement encore un scandale sur la créatine, plusieurs fois médiatisée comme produit dopant malgré que la communauté internationale des scientifiques et nutritionnistes ait prouvé le contraire. Les médias n’étaient d’ailleurs pas là pour les aider à passer le message ! Florent Manaudou en a encore récemment fait les frais et même sa soeur a dû tristement justifier sa consommation de créatine pendant les derniers championnats du monde.

 

LES PRODUITS DE L'EFFORT SONT ILS CONSIDÉRÉS COMME DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES ?


NON !

Les produits de l’effort sont considérés comme des DENRÉES ALIMENTAIRES destinées à une alimentation particulière (Directive 2009/39/CE du parlement européen et du conseil du 6 mai 2009).

Il s’agit des aliments adaptés à une dépense musculaire intense (protéines en poudre, gainer, barres et gels énergétiques, boissons énergétiques,…).

On retrouve dans cette catégorie tous les produits alimentaires sous forme de poudre déshydratée riche en protéines et glucides. 

 

 

DIFFÉRENCIER DENRÉE ALIMENTAIRE ET COMPLÉMENT ALIMENTAIRE

 

Faites attention à ce que vous consommez, ne cherchez pas de produits miracles, car il n'en existe pas ! Et si vous trouvez quelqu'un qui veut vous faire croire l'inverse, partez en courant.


DITES OUI A LA QUALITÉ !

On trouve aujourd’hui sur le marché du supplément tout et n'importe quoi ! A boire et à manger. Il est parfois difficile de s’y retrouver et il faut toujours être très attentif à leur qualité et à leur provenance.
Certains laboratoires français(rares le sont encore) offrent des compléments alimentaires sûrs en termes de qualité et d’efficacité qui convient parfaitement à une supplémentation nutritionnelle, quelle que soient le sport ou l’activité physique pratiqués, dans l'objectif d'améliorer votre santé et non l'inverse. C'est à ce propos que nous avons choisi de collaborer avec la marque Nutriting depuis plusieurs années maintenant (marque Française, produis fabriqués en France avec des ingrédients contrôlés de la meilleure qualité) !

EST CONSIDÉRÉ COMME DENRÉE ALIMENTAIRE :

Barre Choco Pro de Scitec Nutrition

(Barres de protéines)

 



EST CONSIDÉRÉ COMME COMPLÉMENT ALIMENTAIRE :

Nupower de Nutriting

(Multivitamines)

NuActiv de Nutriting

(Anti-oxydants)

(Beta-Alanine)

Turbo Ripper de Scitec Nutrition 

(Brûleur de graisse)

 


COMPLÉMENTS SOUS SURVEILLANCE LORS DE COMPÉTITION :


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